
Les forces vives de Guinée annoncent la reprise des manifestations à partir du 5 septembre 2025. Cette date qui coïncide avec le quatrième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du CNRD (Comité national du rassemblement pour le développement), est perçue par cette coalition comme un moyen d’exprimer son désaccord face à la transition en cours. Dans cet entretien, le Dr. Edouard Zotomou Kpoghomou, l’un des leaders du Bloc, explique les raisons de cette mobilisation et les critiques formulées à l’encontre du processus électoral.
AFRICAGUINEE.COM : Les forces vives de Guinée annoncent la reprise des manifestations à compter du 5 septembre 2025, date du 4ème anniversaire de l’arrivée du CNRD au Pouvoir. Pourquoi un tel choix de date et quel est l’objectif ?
DR. EDOUARD ZOTOMOU KPOGHOMOU : Le choix du 5 septembre n’est pas directement lié à l’anniversaire du coup d’État. C’est le résultat d’un calcul : le référendum est normalement prévu pour le 21 septembre, et le décret présidentiel (pour la campagne) doit être publié 30 jours avant, soit vers le 21 ou le 22 août. Pour être sûrs de manifester après que le peuple ait été convoqué aux urnes, nous avons opté pour le 5 septembre. Certes, cela coïncide avec le 4ème anniversaire de la junte, mais c’est un hasard du calendrier que nous ne pouvons pas effacer.
Notre but est d’abord d’exercer un droit légal : le Général a lui-même donné son accord pour que les partis politiques reprennent leurs activités, et les manifestations en font partie. Il ne s’agit pas d’une confrontation frontale avec la junte, mais d’une activité politique normale, comme on en a vu récemment en Côte d’Ivoire. Nous espérons que cela ne dégénérera pas en violence, car la sécurité est une responsabilité partagée entre les organisateurs et l’État. C’est pour cela que nous allons demander des dispositions de sécurité.
Quels sont les principaux facteurs déclencheurs de ce mot d’ordre de manifestation ?
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