CONAKRY- De plus en plus, l’horizon s’assombrit pour de nombreux partis politiques en Guinée. Pour des manquements constatés lors d’une récente évaluation, adossée à la « Loi Organique L/91/002/CTRN du 23 décembre 1991″ en ses articles 17, 21, 22 et 23, portant « charte des partis politiques », le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a pris des mesures fermes à l’encontre de plusieurs partis politiques.

28 partis politiques sont suspendus de toute activité pour une durée de 90 jours (3 mois). Ils sont jugés non conformes aux exigences légales en vigueur, notamment en matière de transparence financière, de gestion administrative et de respect des procédures internes.

4 autres sont placés sous observation également pour une durée de 90 jours (3 mois) ; avec un suivi renforcé de leurs activités pour une régularisation de leur situation dans les délais impartis. 27 partis politiques sont dissous pour irrégularité et non-respect des normes fondamentales exigées par la loi.

En outre, le MATD autorise 24 partis politiques à poursuivre leurs activités, mais ils doivent préalablement régulariser leur situation en 45 jours. Une correction entière des manquements en leur sein leur donnera le quitus de fonctionner normalement. Au cas contraire, des sanctions supplémentaires pourraient leur être appliquées.

En ce qui concerne les raisons de la suspension des 28 Partis Politiques dont le RPG arc-en-ciel d’Alpha Condé et l’UFR de Sidya Touréles autorités expliquent que ces formations politiques ont accumulé une série de non-conformités avec les règles et régulations en vigueur.

Si jusque-là, l’Union des Forces républicaines considérée comme la troisième force politique du pays reste muet sur le rapport du MATD, l’ancien parti au pouvoir, a quant à lui rejeté d’emblée les conclusions. Face au tollé suscité par cette évaluation, les autorités expliquent qu’il ne s’agit nullement d’une chasse aux sorcières.

« Ce n’est pas une chasse aux sorcières, mais une façon d’appliquer les dispositions légales en vigueur en République de Guinée. L’autre volet c’est d’amener les partis à appliquer leurs statuts et règlement intérieur. Quand vous observez, vous constaterez qu’il y a des partis qui n’ont pas tenu de congrès pendant dix ans, d’autres même c’est quinze ans. Et ça ce n’est plus la démocratie », se défend le ministère de l’administration du territoire et de la Décentralisation qui a chapeauté cette évaluation au terme de laquelle 75 partis politiques ont été jugés conformes aux lois de la république. Donc autorisés à fonctionner normalement.

Dossier à suivre !

Source:https://www.africaguinee.com/evaluation-des-partis-politiques-ce-nest-pas-une-chasse-aux-sorcieres-precisent-les-autorites/

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