
Le ramadan a commencé lundi dans la bande de Gaza assiégée et dévastée, sans espoir de trêve dans la guerre entre Israël et le Hamas, pendant que la communauté internationale multiplie les efforts pour faire parvenir de l’aide à la population frappée par la famine.
Des dizaines de bombardements israéliens ont visé plusieurs régions du territoire palestinien, selon les autorités du Hamas, notamment les villes de Gaza, dans le nord, Khan Younès et Rafah, dans le sud.
Le début du ramadan est couvert de ténèbres, avec le goût du sang et la puanteur partout », a témoigné à l’AFP Awni al-Kayyal, un homme de 50 ans déplacé à Rafah. « Je me suis réveillé dans ma tente et j’ai commencé à pleurer sur notre sort. Soudain, j’ai entendu des explosions et des bombardements. J’ai vu des ambulances emporter les morts et les blessés », a-t-il raconté, ajoutant que sa famille n’aurait « pas de nourriture sur la table du dîner » après la rupture du jeûne lundi soir.
« Un bateau chargé d’aide »
Pendant ce temps, un navire de l’ONG espagnole Open Arms chargé de 200 tonnes de vivres est prêt à quitter Chypre, le pays de l’UE le plus proche de Gaza, pour le territoire palestinien, dans le cadre d’un couloir maritime annoncé par l’Union européenne. Le navire doit appareiller du port de Larnaca, sur la Méditerranée, distant d’environ 370 kilomètres de la bande de Gaza.
Dimanche, des habitants se sont rendus sur la plage dans le sud de la ville de Gaza dans l’espoir de le voir arriver. « Ils ont dit qu’un bateau chargé d’aide allait arriver et que les gens pourraient manger », a raconté à l’AFP l’un d’eux, Mohammed Abou Baïd. « Dieu seul sait. Nous ne le croirons pas tant que nous ne l’aurons pas vu », a-t-il ajouté.
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