
CONAKRY- Ce jeudi 18 janvier 2024, il fera un mois jour pour jour depuis que le dépôt national d’hydrocarbures a pris feu. Ce drame sans précédent dans l’histoire de la Guinée a coûté la vie à 25 personnes, fait plus de 200 blessés et près de 1000 bâtiments endommagés, selon un bilan encore provisoire du Gouvernement. A quel niveau se situe les enquêtes ? Africaguinee.com a cherché à en savoir un peu plus.
C’est un engagement que les autorités de la Transition ont eu à prendre avec fermeté : faire la lumière sur l’origine de cette catastrophe. L’enquête ouverte contre X vise des faits présumés d’incendie volontaire, destruction, dégradation d’édifice publics et privés, homicide, coups et blessures volontaires et complicités. Interpellé sur l’évolution de l’investigation, le ministre porte-parole du gouvernement, a affiché la prudence. Car selon lui, c’est un sujet ‘’sensible’’. « On ne parle pas de ça comme on veut », a indiqué Ousmane Gaoual Diallo.
Mais pourquoi ? « Parce qu’il y a beaucoup d’argent qui est enjeu, il y a de grandes sociétés d’assurances qui vont devoir payer mais il faut qu’elles fassent des enquêtes elles-mêmes pour s’assurer de tout ce qui s’est passé. C’est donc par prudence qu’on ne doit pas avancer des propos qui pourraient être au désavantage des victimes.
Nous sommes prudents sur le sujet, nous laissons la liberté à la justice et tous les acteurs qui sont concernés d’avoir confiance aux résultats des enquêtes qui sont menées pour que chacun puisse rentrer dans ses droits, et c’est fondamental pour nous. C’est pourquoi nous sommes prudents sur le sujet, et nous laissons les compagnies d’assurance et de réassurance qui sont impliquées de veiller à la transparence de cette procédure parce que c’est leur intérêt aussi qui est en jeu. Donc nous nous sommes distants de cette affaire judiciaire », a expliqué le ministre des Postes, télécommunication et de l’économie Numérique.
Au niveau du parquet général, toutes nos tentatives pour avoir des précisions sur l’évolution des enquêtes dites ouvertes, sont restées sans suite. Vendredi dernier, le Chef de l’Etat a quant à lui insisté sur le fait que la phase d’enquête et la gestion des conséquences de cette crise doivent se faire avec « sérieux ».
Affaire à suivre…