
CONAKRY-Des files interminables, des tensions permanentes, voilà le climat qui règne devant les stations-services disposant du carburant dans la capitale.
Deux semaines après l’explosion du principal dépôt pétrolier, les détenteurs d’engins roulants traversent une vraie galère pour avoir du carburant.
Qu’il s’agisse de l’essence ou du gasoil, le casse-tête est le même pour les citoyens de la capitale guinéenne Conakry.
A certains endroits plus ou moins bien organisés, la queue s’étend sur des kilomètres. Chez les motards ou les automobilistes, on sent l’exaspération. Certains dénoncent une magouille ou du favoritisme entretenu par des policiers indélicats.
« Nous sommes là depuis le matin sur la queue mais ce qui est déplorable, il y a des policiers qui viennent carburer facilement des motos d’autrui moyennant 30.000 Gnf. Ces polices sont en train de faire de la corruption pour remplir leurs poches« , dénonce M.D conducteur de taxi moto qui était sur la queue devant une station-service à Cosa.
La cohue est la même un peu partout devant les stations-services où on vend du carburant. L’on ne sait toujours pas jusqu’à quand la crise va durer.
Depuis 18 décembre 2023, la Guinée connaît des pénuries d’essence et de diesel. Conséquence de l’explosion du principal dépôt de carburant à Kaloum à Conakry.
Le Gouvernement a décidé de rationner l’approvisionnement pour juguler la crise. La quantité d’essence et de gasoil est limitée à 25 litres pour les voitures et à 5 litres pour les motos. La vente du carburant dans des jerrycans demeure formellement interdite par les autorités. Les forces de l’ordre sont déployées pour veiller au respect des mesures.
Source:https://www.africaguinee.com/crise-de-carburant-la-galere-continuea-conakry/