
CONAKRY-Les négociations engagées entre le Gouvernement et mouvement syndical se crispent ! Les deux camps s’arcboutent autour de la hausse des salaires, point nodal des revendications des défenseurs de la classe ouvrière. Mais pourquoi le syndicat décline jusque-là l’offre du Gouvernement ? Africaguinee.com lève un coin du voile.
En effet, l’argument invoqué par le Gouvernement qui soutient que les caisses de l’Etat sont en « souffrance », ne convainc guère la partie syndicale. Selon les représentants de cette dernière, si les caisses étaient vides, le Gouvernement aurait pris des mesures pour diminuer le train de vie des ministres et des hauts commis. Ce qui est loin d’être le cas, selon le syndicat, qui affirme que les travailleurs guinéens sont les moins payés dans la sous-région.
« Regardez le train de vie que les membres du gouvernement et les hauts cadres de l’Etat sont en train de mener. Ils mènent une vie ostentatoire. Donc, on ne peut pas nous dire qu’il n’y a pas de possibilité financière parce que nous voyons que l’argent circule à flot et le gouvernement n’a
jamais pris une décision pour baisser leur train de vie. Les hauts cadres de l’Etat, les travailleurs des régies financières qui sont en train de renflouer les caisses de l’Etat à travers les taxes sont en train de s’enrichir énormément, on voit leur train de vie, on voit les réalisations qu’ils sont en train de faire, les belles voitures qu’ils ont, les belles maisons qu’ils sont en train de construire çà et là.
Donc, on ne peut pas nous dire qu’il n’y a pas de recettes. C’est parce que ces recettes ne sont pas sécurisées. Alors, on ne peut pas nous convaincre qu’il n’y pas d’argent en Guinée. Comparativement aux autres pays, nous remarquons que le niveau de vie de nos membres du gouvernement est plus élevé que ceux des membres du gouvernements des autres pays de la sous-région et il n’y a aucune mesure qui est prise pour baisser ce niveau de vie », explique le secrétaire général du SLECG.
Ce leader syndical prévient que l’augmentation salariale au minimum à hauteur de 50% est non négociable.
« Ce que nous voulons aujourd’hui, ce que le gouvernement nous fasse une nouvelle offre pour que nous puissions céder. Au cas contraire, on serait obligé de se retrouver pour prendre des dispositions qu’il faut c’est-à-dire convoquer une assemblée générale, soumettre l’offre qui est faite et ensemble nous allons analyser. Comme nous avons quelques droits qui sont à notre disposition pour faire passer nos voix, alors on passera par cette méthode pour nous faire entendre. Nous avons demandé au moins les 50% d’augmentation de salaire. Si ces 50% sont atteints, alors on pourra s’approcher vers le niveau de satisfaction mais si la barre de 50% n’est pas atteinte, nous serons obligés de prendre nos dispositions », prévient Aboubacar Soumah.
A suivre…