KINDIA- Un atelier de vulgarisation de la Loi portant sur la « protection des victimes, des témoins et autres personnes à risque », auprès des associations de victimes et ONG de défense des droits de l’Homme, a démarré ce lundi 09 octobre 2023 dans la cité des agrumes « Kindia ».

Ledit atelier est organisé par les Nations-Unies à travers l’agence ONU Droits de l’Homme Guinée en collaboration avec d’autres institutions onusiennes et le gouvernement guinéen, à le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Plus d’une trentaine de participants issus de la société civile guinéenne prennent part à ce cadre d’échanges qui se tient dans un réceptif hôtelier durant trois jours. Les activités de cet atelier ont démarré en présence des autorités administratives et locales, de plusieurs victimes et de violations des droits de l’homme, en vue d’échanger autour de cette problématique, a constaté sur place Africaguinee.com, à travers son correspondant régional. La tenue de cette activité vise à contribuer à amplifier les efforts du gouvernement guinéen sur la protection des personnes vulnérables notamment les victimes et témoins engagés dans les procédures judiciaires.

« Pour nous, en tant que titulaire du mandat des nations unies sur les droits de l’homme ici en Guinée, notre premier rôle est l’accompagnement et l’appui technique aux autorités dans tout ce qui va dans le sens de la protection des victimes, témoins et de toutes les personnes vulnérables. Un procès est en cours, un procès emblématique notamment celui du 28 septembre 2009. Pour le développement d’un cadre normatif autour de ce procès, le gouvernement de Guinée a adopté une loi sur la protection des victimes, des témoins.

C’est novateur. La loi est bonne mais nous nous sommes dit qu’il était bon que les premiers concernés par cette loi aient le droit de faire une lecture adéquate et appropriée. C’est la raison pour laquelle en partenariat avec le ministère de la justice et des droits de l’homme avec le soutient du PNUD et de l’UNFPA, nous avons décidé d’organiser cet atelier de vulgarisation afin que les victimes comprennent les différents axes de cette loi, se les approprier. C’est aussi la garantie d’un procès équitable. Nous félicitons le Gouvernement guinéen et surtout le ministère de la justice pour cette loi », a déclaré le responsable de la cellule « renforcement de capacités, coopération technique » à ONU Droits de l’Homme en Guinée.

Attentes…

« Notre attente est que le gouvernement soit très ouvert aux préoccupations des victimes. Nous comptons sur le légendaire esprit de fraternité et de résilience du peuple de Guinée pour que les choses aillent de l’avant », a lancé monsieur Eric-Aimé Semien, responsable de la cellule « renforcement de capacités, coopération technique » à ONU Droits de l’Homme en Guinée.

Au lendemain des événements du 28 septembre 2009, la Commission d’enquête des Nations Unies, avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (ONU Droits de l’Homme), avait été mandatée pour établir les faits et les circonstances dans lesquelles les incidents ont été produits, identifier les présumés responsables et faire des recommandations.

La création d’un bureau de ONU Droits de l’Homme à Conakry est la résultante des recommandations de ladite commission d’enquête. Le travail d’appui du bureau s’est focalisé principalement sur le renforcement de capacités, appui aux reformes légales, protection et plaidoyer en vue de la tenue d’un procès équitable et crédible respectant les garanties judiciaires dont l’ouverture du procès a eu finalement lieu en septembre 2022.

Cliquer sur le lien pour lire l’intégralité:https://www.africaguinee.com/kindia-onu-droits-de-lhomme-guinee-vulgarise-la-loi-sur-la-protection-des-victimes-et-temoins/

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