
Le procès du massacre du 28 septembre 2009 se poursuit ce mardi, 5 décembre 2023, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la cour d’appel de Conakry). Et, ce sont les témoins qui défilent à la barre pour dire ce qu’ils ont vécu sur les événements du 28 septembre au stade de Conakry. Et, c’est le contrôleur général de police, Valentin Haba, qui dépose actuellement devant cette juridiction de première instance. Il était le directeur général de la police nationale en 2009. Aujourd’hui, il jure de « dire sans haine, ni crainte toute la vérité et rien que la vérité » dans cette affaire qui a fait plus de 157 morts et plus d’une centaine de femmes violées.
Valentin Haba a entamé sa déposition par dire comment il est arrivé à la tête de la police nationale après la prise du pouvoir par la junte militaire du CNDD en décembre 2008 en Guinée.
« La prise du pouvoir par le CNDD en décembre 2008 m’a trouvé à Matam en qualité de commissaire central de police. Huit mois après, j’ai été nommé par décret du président [capitaine Moussa Dadis Camara] directeur général de la police nationale. Et, dans le rapport de passation de service, on m’a fait comprendre qu’il y avait juste un demi-carton de grenades lacrymogènes qui comptait 30 grenades lacrymogènes pour tous les services de police… J’ai compris que je venais de prendre en charge un service qui était complètement en manque des moyens pour l’accomplissement de sa mission », a-t-il dit.
Ensuite, le Général Valentin Haba est revenu sur la planification des hommes qu’il a eu à faire dans la journée du 27 septembre 2009 pour empêcher la manifestation des forces vives qui était prévue pour le lendemain. Il assure que la police avait « 28 points » à sécuriser à Conakry. Et, la mise en place effective des hommes avait été confié au Général Ansoumane Camara dit ‘’Bafoé’’. Ce dernier était à l’époque le commandant de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité de la police nationale.
« La veille du 28 septembre [2009], précisément la date du 27 septembre, j’ai réuni tous les techniciens de mon service pour qu’on essaie de voir comment prendre les dispositions, planifier tout ce qu’il fallait. Pour la circonstance, il a été mis à disposition un effectif de 1250 hommes. Et, il y avait sur place un programme que j’avais vu, par rapport aux manifestations, qui partage les lieux stratégiques et les points de surveillances entre la police et la gendarmerie. Donc, pour les événements du 28 septembre, il revenu à la police de surveiller et de sécuriser 28 points. Ces points ont été répartis et attribués à des effectifs bien définis. A l’époque commandant de la CMIS, le Général Ansoumane Bafoé a été chargé de procéder à la mise en place des hommes, contrôler la mise ne place effective des hommes et remonter les informations au commandement.
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